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Homme, aucune raison ne doit justifier la violence faite à la Femme

Créé:
20 avr. 2020

Bonjour à tous les Renouvelés, j'espère que vous allez bien, en ce début de semaine malgré la situation sanitaire précaire, due à la pandémie du Covid19. Moi je vais bien, tout juste un peu assommée par le fait de société dans mon pays la Côte d'Ivoire, relayé sur les réseaux sociaux la semaine dernière et qui me permet en ce jour de passer ce message à toutes les Femmes, victimes de violences machistes.

Constat alarmant de violences conjugales

L'on a vu sur toutes les files d'actualités, une vidéo montrant une Dame qui fuyait les coups de son compagnon, elle tente de s'échapper et se laisse tomber en chute libre du 3ème étage de leur immeuble d'habitation, bien que son partenaire, sans succès tentait de la rattraper. Au fil des heures qui ont suivi cet incident, la Dame a été hospitalisée pour un court temps ; l'homme a été mis en garde à vue et une enquête est ouverte pour situer les responsabilités. C'est l'occasion favorable de parler de la violence que beaucoup de femmes dans le monde en général et en Afrique subissent.

Vous entendez toujours face à cette situation, les expressions toutes faites: "on ne met pas sa bouche dans affaire de couple" plus imagé encore: "entre l'arbre et l'écosse, nul ne peut s'y mettre", "les dents mordent toujours la langue, mais personne ne retire ni l'un ni l'autre de la bouche". "La Dame victime de violence, ne peut-elle pas dénoncer son bourreau, si elle laisse faire c'est que c'est une masochiste, qui aime les coups"

Par conséquent, il faut les laisser dans leurs agissement, on ne se mêle pas dans une histoire de couple de peur de voir comme il est de coutume dans ces situations, que l'affaire se retourne contre les individus de bonne foi qui voudraient bien les aider à éviter le pire.

Passivité du voisinage se justifie t-elle toujours?
L' ingérence des tiers dans une vie couple est très mal vue et mal vécue, car si les personnes au fil du temps n'interviennent plus, ce n'est pas parce qu’elles sont de mauvaise foi ou insensibles à la douleur ou à l'injustice perpétrée contre plus faibles. Leurs passivités vient de faits vécus par des milliers de personnes et qui ont vu au bout du compte de l'intervention, être désignées, comme des troubles -fêtes ou pis des cas d'être assignées en justice sous des récits tronqués par la victime qu'elles essayaient de secourir; mais qui pour une raison inexpliquée prend la défense de son bourreau de partenaire.

Il n'y a rien de nouveau, le même scénario mais avec différents acteurs, ces personnes de bonne foi désormais avisées, n'osent même pas agir ou appeler la police afin de mettre fin aux différentes situations de violences et de voir par la même occasion leur quiétude en tant que membre de la famille ou voisin du pallier ou du quartier retrouvée. Il vaut mieux laisser faire , si la victime survit au coup de son bourreau, ou prend conscience de la dangerosité de cette vie, tant mieux. On préfère hélas s'en laver les mains .

Comprendre l'état d'esprit des victimes de violences conjugales

P
ar essence, aucune personne, ne peut aimer la douleur des coups qu'elle reçoit. Dans nos sociétés noires africaines, qui avons subi des coups et humiliations dans l'histoire de nos peuples, nous sommes les rares peuples qui prenons en compte, l'aspect psychologique d'une situation qu'une personne autre que nous vit. On est nombreux dans les lieux de cultes, mais nous développons très peu de compassion, de compréhension devant une situation donnée.

Umédecin me disait un jour que beaucoup de personnes, en majorité des femmes ont des problèmes psychologiques qu'aucun guide religieux et donc Dieu à travers leur personne ne peut pas régler. Ce qui veut dire en clair qu'il est presqu' impossible de les aider, car le mal est tellement le mal est profond.

Nous sommes une société qui est confrontée à une éducation donnée dans la violence. Un bébé déjà dans le ventre de sa mère, reçoit des coups d'un père violent ou même de la mère qui crie déjà sur le fétus qui donne des coups de pieds dans le sein de sa mère. L'enfant qui naît et qui fait ses premiers pas dans le monde, reçoit toujours des fessées pour lui faire comprendre une situation.

Adolescente, une Dame m'expliquait une scène, dont elle a été témoin: des enfants qui jouaient ensemble, l'un se voit arracher son jouet de son compagnon de jeu. Celui-ci en pleure, est sur l'intention d'aller expliquer la situation à la mère du piqueur de jouet. Ce dernier apeuré, dit à son compagnon de jeu en pleure: " non veut pas dire à ma maman, il faut me taper, ça va finir".

L'enfant sait que sa mère va à coup sûr le frapper, il vaut mieux qu'il le règle entre eux. La Dame a tellement été marqué par cette situation, qu'elle me disait à la suite que cet enfant ne connait que le langage des coups.


Une vie traversée par la violence des coups

Ces enfants qui ne comprennent que le langage des coups grandissent avec une certaine insensibilité, ils faut souvent, comme un remède qui n'a aucune efficacité, chercher d'autres mesures de corrections pour leur faire comprendre les choses. Ils baignent dans la violence qui forge au fil du temps leurs système de pensées, leurs mentalités, à trouver normal les coups que l'on reçoit comme correction aux gestes que l'on pose. 

L'on a toujours tort, l'on est toujours en faute, l'éternel enfant. Au fil du temps le petit garçon, jouant dans la cour des hommes, réplique les "valeurs" qu'il a reçues et devient un tortionnaire; La fillette qui joue dans la coup des femmes, devient une victime résignée et trouve normale la violence verbale et celle physique, qu'elle reçoit par le partenaire qui incarne désormais l'autorité parentale.

La jeune fille noire, le plus souvent, cherchant une vie de famille stable, l'amour paternel qu'elle n'a jamais reçu, chez son bourreau de partenaire, développe  un schéma de pensées qui fait qu'elle ne choisit que des personnes qui ont cette violence connue. Elle pose des actes, sa façon de parler va activer la violence latente chez leurs bourreaux de partenaire et elles sont prisonnières de ce cercle vicieux.

Certains de leurs nouveaux partenaires mettent les conditions à la justification de leur violence non-contrôlée " je ne vais pas te taper mais si tu me trompes, si tu sors, si tu fais cela ou cela, je vais te violenter et  te renvoyer chez tes parents, car c'est moi qui a la charge des dépenses de la maison" On se demande dans quel monde ces hommes ont grandi afin d'avoir une possession de l'objet désiré.Recommandation de lecture

Agir toujours en amont qu'en aval dans ces conditions prévisibles

Nous qui sommes extérieures à cette souffrance, ne savons pas ce que sait que d'être sous l'emprise de sa drogue, que l'on a acheté avec son propre argent. Comment demander à une femme d'avoir le courage de sortir de cette situation, lorsque l'on ne connait que cette routine qui est ancrée dans l'esprit.

Il y a des hommes qui cachent bien leurs jeux, bien que toute femme peut savoir à travers son instinct de femme, qu'il y a au début de la relation quelque chose qui cloche chez ce Monsieur. Mais l'on se lance croyant par miracle changer le caractère de ce partenaire. Il faut fermer les yeux sinon on aura pas de partenaire dans sa vie, nul n'est parfait. Lorsque l'on tombe véritablement amoureuse et que l'on a investi beaucoup dans cette relation, la machine de la raison en nous est embourbée et l'on ne peut plus faire marche-arrière dans cette boue, cette violence. 



Il est important dans notre société, d'aider réellement  les femmes surtout , déjà dans le cercle familial, à chercher le mieux pour ses enfants, pour sa fille "j'ai connu cette situation, je ne veux pas que ma fille ou mon fils vive cela"; on le voit au plan financier mais l'éducation c'est des valeurs universelles, religieuses que l'on transmet à son enfant. Les choses qui ont de la valeur, ne sont pas monnayables, cela ne s'estime pas en terme d'argent.

Si la famille est dépassée, la société peut prendre le relaie dans nos valeurs africaines, à savoir que l'enfant, n'est pas seulement, l'enfant d'une famille, mais celui de tous. Ce qui est tellement vrai avec les enfants dans la rue qui agressent tout un passant; l'éducation ratée à la maison, devient un problème social.

Nous influenceurs, blogueurs, coachs etc, faisons notre part et que les ONG et assistances sociales, pour ceux qui ont des moyens des psychologues, de véritables guides religieux, tous devrions nous intéresser à la base et tuer le mal à la racine. Lorsque j'ai pu aider en 2012, une Dame victime de maltraitance qui a pu avoir le courage de m'appeler afin de l'aider; il est vrai que la situation s'est retournée contre moi, car la peur de voir la menace d'emprisonnement de cet époux bourreau. J'ai pu retirer la plainte avec les organisations sociales en Europe,  mais mon action a pu être déterminant, car le bourreau de mari a cessé toute maltraitance envers son épouse depuis ce jour et elle a pu accéder à une meilleure qualité de vie. 


Nous avons notre part à jouer discrètement ou non, sinon nous serons quelque part coupables, lorsqu'il aura à la suite des coups et mort d'homme. Ne venons pas avec nos lives-accusateurs du mari assassin, sacrificateur de sa femme pour de l'argent, car connaissant les coup de poings que le mari aimait bien administrer à sa défunte épouse. NON A LA VIOLENCE FAITE A LA FEMME QUI MET SA VIE VIE EN DANGER, intervenons pour que cela cesse, car les victimes sont des cadavres ambulants qui s'ignorent. Recommandation de lecture

Une agréable semaine avec cette méditation et merci de faire partie de la vie de CN

Mangré Christelle Akossi, votre Éveilleur des Consciences et Juriste

SERVICES: N'hésitez pas à me contacter https://consciencenouvelle.org...



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"Rien n'est gagné d'avance dans la vie ! " Mangré Christelle Akossi

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