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Le viol dans notre société africaine: Non, c'est Non

Comme ça:
Comme si elle était:
Créé:
30 sept. 2021

Chers Lecteurs Renouvelés, je suis heureuse de vous livrer, enfin, l'article du mois de septembre qui est encore sur une thématique liée aux soucis, auxquels sont confrontés les femmes surtout noires, ces PERLES RARES, qui est le titre d'ailleurs de cette rubrique. Ce thème est délicat, touche la sensibilité la plus profonde de la dignité de la femme. Comment traiter un mal, afin de le cicatriser, sans que cela ne réveille les vieux démons, l'orgueil qui conduit à rentrer dans une phase conflictuelle, au lieu d'être dans une phase d'humilité.

Je n'ai même pas fini de parler de ce thème relatif au viol, que son prolongement dans ce jeu de mots, qui est la violence conjugale surgit sur la toile. VIOL / VIOL-ENCE. Le second thème a eu lieu à plusieurs articles sur mon blog et ce fût le thème le plus lu, avec plus de 1.5OO Lecteurs. Ensuite, vient le thème sur la relation entre père et fille, avec presque 1.000 Lecteurs environ. C'est une véritable trilogie, un lien très étroit entre les 3 trois thèmes.

Bien qu'il y a "chaque jour que l'on dort, l'on se réveille, il y a de nouveaux dossiers" et heureusement que j'ai eu à traiter les deux derniers thèmes, à revisiter sur mon blog, pour tous ceux qui l'auraient pas encore fait, je resterai sur le thème du viol, en s'appuyant sur un scandale de personnalités publiques, pour sensibiliser et attirer l'attention des uns et des autres, afin de désamorcer l'irréparable dans notre société africaine, qui essaie de se refaire une santé, chaque jour qui passe.

L'on est dans une société africaine, qui a appris à ne pas considérer les agissements, les plus visibles, à leur donner un nom en les identifiant et à chercher à savoir si cet acte, cet agissement a un effet sur nous et notre famille. L'on préfère par pure ignorance refoulée tout. Dans notre société d'apparence, il faut toujours faire bonne figure, même si tu as mal; Il ne faut pas que les autres sachent, que tu vas mal, sinon ils riront de toi et cela est une défaite insupportable et insurmontable. Sauvons donc les apparences.

Cette culture de l'apparence se voit dans nos manifestations culturelles et festives avec certaines tribus, dont la mienne, lagunaire-akan qui aime bien se parer d'or, comme si celui ou celle qui la porte l'avait réellement dans sa boîte à bijoux, alors que non; Il s'agit là des bijoux en or de la grande famille, que l'on sort pour chaque membre de cette famille à un moment précis. Il ne faut pas que l'on sache que la famille est pauvre, n'a rien: SAUVONS LE DECOR.

Cette attitude qui semble compréhensible, se transpose et se développe négativement dans toutes actions et à tous niveaux de nos quotidiens, en interaction avec les autres. Le fait de banaliser, pis, de minimiser, de sous-estimer l'impact d'une action sur un être humain, peut le détruire et vous-même dans le même élan et vos descends avec. L'on ne vit pas sur une île déserte avec soi-même, mais dans une société avec les autres, où l'on est responsable du bon devenir de l'autre. Le fait de dire: "Je ne suis pas le gardien ou la gardienne de mon frère, de ma sœur" a des conséquences désastreuses dans cette société, qui veut se libérer du mal, mais s'enfonce de plus en plus par de petits détails, des actions anodines.

L'on est dans une société, dans laquelle L’on n’est même pas, que l'on a un mépris avéré pour la femme noire; Cet être similaire, cet égal en être, en droit et en dignité; Cette aide semblable. L'on est même pas conscient des mots, que l'on croit, qu'une aide, est cette personne qui est en manque. Un exemple très simple: si vous dite à une personne, que vous venez l'aider, il ne réalisera pas, que vous le fait, parce que sans vous, il n'y arrivera point et que l'on demande à l'aide, parce que l'on est en position de faiblesse, l'on est à bout de souffle, l'on a  plus la suite dans les idées; L'autre qui vient vous aider à résoudre l'équation du problème de votre vie, mérite honneur et respectabilité, car il est la solution, la clé à ton problème.

L'on inverse la compréhension de tellement de choses, c'est l'exemple du regard sur le mariage. Ce n'est pas la femme, qui avait peur de son célibat, mais Dieu voyant l'état d'esprit de l'homme, il lui fallait une aide semblable; Quelque chose qui lui ressemble, mais plus fort, mais Dieu les aiment dans leurs complémentarités, de la même façon, disons de façon égale à Ses Yeux. Les doigts de la main sont différents, mais se complètent et forment une seule force, une seule main. C'est l'homme qui a trouvé le bonheur, en trouvant la femme et non le contraire; C'est ce même homme, qui est couronné avec sa femme et non le contraire.

La société de ses jugements erronés a inversé les valeurs, le regard que l'on doit porter d'une part sur l'homme et sur la femme d’autre part. Je dirai encore, que c'est le regard déformé de l'homme sur la femme, qui a créé un désordre, qui fait que l'on ne vit plus dans une certaine harmonie provisoire sur terre. L'on est passé du cosmos, du beau, de l'ordre, d'où l'adjectif cosmétique au chaos, au désordre à la déchéance, au mal.



La femme dans le regard désormais de l'homme est de façon biaisée . C'est de revenir à la malédiction du jardin d'Eden, à se voir comme un être inférieur qui porte son regard sur l'homme et que celui-ci l'écrase. Elle ne travaille plus dans le respect de son être, mais esclave, comme un objet que l'on se sert pour ses plaisirs incontrôlés; L'homme nie les désirs propres, les droits de la femme. Il désacralise le sanctuaire, qu'elle est, car il dormait quand elle fût créée; Pour la connaître, l'on doit demander l'aide de Dieu, pour connaître l'autre être, co-créatrice de vie avec Dieu, qui est la femme, car elle est un véritable mystère.

Le véritable sens de la femme et la relation avec chacune d'elles étant rompue, l'on peut justifier toute barbarie, dont fait partie le VIOL, qui a plusieurs visages. Combien de jeunes filles noires depuis leur enfance sont victimes, d'attouchements sexuels des membres de la famille, des voisins, des amis de l'école, des professeurs, de simples passants, des amis des connaissances, des collègues du boulot et des différents partenaires. La vie surtout de la femme est truffée de combat contre l'être mâle, qui a des problèmes avec la continence, qui s'est renforcé avec l'invasion de la pornographie dans notre société,  qui a détruit notre sexualité. (A voir mon article au sujet de la pornographie).

Tous ces éléments donnent place à l'acte qui tue la femme dans son être: le VIOL, qu'aucune femme ne peut avoir le courage et la force nécessaire de dénoncer, puisque tout ce qu'elle fera, il s'agira de sauver sa réputation et celle de sa famille. L'on sait, qu'elle est la victime, mais une société de l'apparence, il faut toujours donner l'impression d'être une immaculée conception, sans tâche.

D'une pureté irréprochable, même si tu as des enfants hors mariage, disons que c'est par l'opération du Saint Esprit, pour sauver la face, car cette société noire avant tout est basée sur la réputation de la jeune fille, qui est une couronne pour la famille. Avoir pitié d'elle, c'est l'avoir aussi pour tous les membres de sa famille, qui sont frappés d'un esprit de viol. Une situation insupportable, alors étouffons l'affaire et la fille meurt en silence. Dénoncer, c'est se salir soi-même deux fois plus et c'est réduire c'est chance d'un mari pour le futur, car personne ne veut entrer par une porte qui a été ouverte par effractions. Triste de le dire, mais hélas une triste réalité.

L'on a ainsi une jeune femme livrée à son sort et à sa destruction psychologique. C'est pour cela, il faut faire attention à ne pas banaliser cet acte dans un pays, où au moins 90% de femmes ont été exposées à des attouchements sexuels. Qu'aucune d'entre elles n'en parlent, ne veut pas dire, que cela est un fait rare chez nous; Bien au contraire. Les femmes victimes de cet acte ignoble tentent comme elles peuvent de travailler cela en elles, mais hélas la majorité c' est des femmes, qui cachent bien leur jeu. C'est l'homme, qui épouse ces femmes, qui récupère une femme d'un caractère étrange, une femme brisée; Au point qu'elle transmet ses émotions en héritage à ses enfants, déjà lors de la grossesse et qui naîtront avec un traumatisme prénatal subconscient, car l'enfant est lié émotionnellement à la mère dans le ventre lors de la grossesse.

C'est pourquoi il est important de donner toujours le bénéfice du doute aux très rares femmes, qui se plaignent d'avoir subi un viol ou un quelconque attouchement, car le mal psychologique est pour elle et pour toute sa descendance. La croire en premier, fait partie de ce que j'appelle une dissuasion des éternels violeurs et harceleurs tapis dans l'ombre, qui sont aussi des victimes quelque part d'un acte ignoble dans leur enfance. C'est un cercle vicieux et il faut en sortir, car le OUI d'une femme a donné un Sauveur de l'humanité, de la même façon si elle dit NON, il faut aller se branler ailleurs ou apprendre la continence, car cela aura une répercussion sur toute l'humanité, Il faudra éduquer le petit garçon dans ce sens.

Mangré Christelle Akossi, Eveilleur des Consciences et Juriste d'affaires franco-allemande

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"Rien n'est gagné d'avance dans la vie ! " Mangré Christelle Akossi

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