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Les craintes du retour de la diaspora africaine au pays

Créé:
28 févr. 2021

Un soucis technique m'oblige à reprendre  la première partie de cet écrit, qui a disparu entre temps. J'espère que vous allez bien en cette année nouvelle 2021, de vérité en toute transparence de la conscience.  Je suis heureuse de vous retrouver à l'écrit pour ce tout premier article de l'an sur le blog.

Ce thème vient d'une revue sur les fils d'actualités, d'un contact facebook qui a eu à écrire un lien en ces termes: "vous faites tout pour rester en Occident, eux font tout pour s'emparer des terres chez vous. Construisez même une case chez vous. Les choses vont changer" signé la Sentinelle. Les commentaires en dessous allaient bon train jusqu'à ce qu'un commentaire attira mon attention. Je réalisa combien de fois il était difficile d'aborder l'épineux problème du retour au pays.


COMMENT SOMMES-NOUS ARRIVES LA?

Nous appartenons à une société, à une génération qui a été bercée dans l'illusion d'aller toujours ailleurs que chez soi pour trouver la sécurité , le bonheur et de voir nos droits les plus élémentaires être respectés. Nous tentons ou nos parents tentent pour nous de franchir ce pas; Du simple aventurier en passant par le jeune pour les études au conjoint(e) qui va rejoindre l'autre; Tous les coups sont permis pour s'y rendre, le nouvel El dorado, le Canaan, "là où coule le lait et miel".

Il faut reconnaitre que la diaspora n'a pas la même réalité sociale en arrière plan au pays; Comment rentrer au pays, lorsque l'on a laissé derrière soi un pays en lambeau, dans le même état ou stable dans le tiers-mondisme? Comment rentrer pour servir son continent, lorsque toute une famille a contribué à vous faire partir en Occident et espère un retour sur investissement, avec toutes ces mains tendues au pays? et sans avoir un compte rempli en banque en Afrique?

Comment avoir la force de rentrer, lorsque l'on a construit tout une vie en Occident avec une famille à sa charge? L'un des commentateurs du lien disait en substance, qu'en majorité le partenaire de vie décide de ne plus rentrer au pays et cela plombe l'autre partenaire à repenser sa position, même si nous aimons tous nos pays d'origines et en avons la nostalgie, mais la question reste bien évidemment complexe.




COMMENT FRANCHIR LE PAS DU RETOUR?

Il est vrai que l'occident donne à chacun effectivement sa chance de se réaliser et d'éviter la précarité à laquelle est vouée le continent africain. J'ai eu l'opportunité d'étudier en Allemagne puis en France et à la fin de mon stage dans un grand cabinet d'avocats de la place, une étrange sensation me prenais et j'avais qu'une seule envie, celle de partir partout mais pas là; être loin de là, mais je ne savais pas vraiment où je voulais être. Le sentiment inverse explose en nous.

" tu sais Christelle, être loin de ses terres, c'est être déraciné; et la manifestation de ce comportement indiqué plus haut, n'est qu'une alerte de ton subconscient, car n'étant pas dans ton milieu ambiant, ton milieu naturel, où tu t'épanouies le mieux".

Je n'ai pas pris cette réalité décrite par cette amie comme une insulte, mais comme une libération. Au fil du temps j'ai décidé juste pour les vacances de faire un tour au pays pour quelques semaines; Et là, une amie des années lycée me conseillera de rester et de chercher un emploi, car dit elle: "là bas n'est pas chez toi"; La peur au ventre avec toutes les interrogations possibles, avec beaucoup d'incertitudes, en juin 2014 je suis retournée définitivement chez moi. J'ai commencé à travailler dans des conditions difficiles en entreprise, qui déboucha en juillet 2017 à la création de ma propre entreprise qui a une existence juridique depuis 2020.


S'ARMER PSYCHOLOGIQUEMENT AVANT LE PAS DEFINITIF DU RETOUR

Je n'ai aucun regret, malgré les obstacles et des phrases du genre "pourquoi tu reviens nous retrouver dans cette désolation?". Il faut tout d'abord se mettre en tête que chez les autres, n'est pas chez soi, peu importe le "confort" que cela offre.

Tu dois déjà prendre conscience, que le récit servi depuis des années, ce lavage de cerveau pour la fuite des cerveaux et des mains habiles a atteint ses limites, car il y a plus à faire en Afrique que partout ailleurs dans le monde. Les opportunités sur nos propres terres sont telles, mais nous autochtones sommes toujours aveuglés. Il y a de plus en plus d'expatriés qui viennent et constatent ces opportunités; Certains de ces expatriés me disent souvent: "même si l'on nous montrait ces opportunités, on ne verrait rien, car conditionnés à ne rien voir".

Je constate depuis peu, surtout pour la Côte d'Ivoire, qui a toujours été en Afrique l'El dorado pour les autres peuples frères, la fuite des occidentaux de souche vers l'Afrique. Puisqu'ils ont une mentalité de dominateurs, ils s'achètent des hectares de terres, des grands domaines, s'installent et se font des dents en or. Bientôt si les jeunes africains n'y prennent garde, ils seront eux-mêmes étrangers sur leurs propres terres africaines, lorsqu'ils décideront d'entrer vieux et ruinés, cela sera trop tard.

Il faut chercher à faire régulièrement un tour chez soi, non pas venir enfumer ceux restés au pays et qui y rêvent encore d'y aller, mais tout d'abord pour se ressourcer; Ensuite apprendre à nouveau à s'enraciner, en mettant à chaque visite, des dispositifs d'un retour définitif. Tout ceci progressivement, car la volonté soutiendra vos actions avec la bénédiction de Dieu, tout se mettra en place pas à pas. Bien entendu, l'Occident fera toujours partie de votre histoire, en allant de temps à autre pour chercher la connaissance là, les partenaires d'affaires, un peu de repos, mais n'en faites pas, de grâce, votre histoire, de peur de subir que des frustrations pour vous-mêmes et pis pour vos enfants, plus déracinés que vous.

Mangré Christelle Akossi, Votre Eveilleur des Consciences et Juriste d'affaires

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"Rien n'est gagné d'avance dans la vie ! " Mangré Christelle Akossi

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